Alors que les délégués se réunissaient à Chiang Mai pour le 27e Conseil général de la Communion mondiale d’Églises réformées (CMER), des voix du monde entier se sont unies pour réfléchir à l’une des divisions les plus anciennes au monde : la séparation de la péninsule coréenne.
Au cours d’un atelier organisé par le Conseil national des Églises de Corée (NCCK), les responsables œcuméniques ont partagé des témoignages de foi, de solidarité et de quête inlassable de la paix, une paix qui reste fragile mais à laquelle des générations entières aspirent profondément.
« Nous vous accompagnons dans ce pèlerinage d’espoir, convaincus qu’ensemble nous pouvons construire des ponts qui transformeront le conflit en guérison et en renouveau », a déclaré le révérend Japhet Ndhlovu, ministre exécutif de l’Unité Église et Mission de l’Église unie du Canada, qui a animé la session.
L’atelier, l’une des nombreuses discussions animées de la journée d’ouverture du Conseil général, a été un espace de réflexion et d’action, les participants explorant comment la foi peut être un catalyseur de réconciliation face aux blessures historiques et aux divisions politiques.
Une lutte qui persiste
Le Dr Mathews George Chunakara, secrétaire général de la Conférence chrétienne d’Asie (CCA), a rappelé avec sobriété que le rêve d’une Corée réconciliée fait partie de la mission du mouvement œcuménique depuis des décennies.
« Il y a des moments où l’on a l’impression que la paix est à portée de main, puis de nouveaux obstacles apparaissent », a déclaré M. Chunakara. « Mais la lutte continue. J’espère que ces discussions, tant formelles qu’informelles, rassembleront les gens et les mobiliseront. »
La foi comme persévérance
Pour le révérend professeur Jerry Pillay, secrétaire général du Conseil œcuménique des Églises (COE), le thème du Conseil général de la CMER — « Persévérez dans votre témoignage » — ne pourrait être plus approprié dans le contexte coréen.
« Il y a des moments où les possibilités de paix apparaissent, puis s’estompent », a déclaré M. Pillay. « Mais la persévérance apporte l’espoir, et l’espoir apporte des jours meilleurs. La prière apporte l’espoir, et nous ne devons jamais abandonner. Dieu nous appelle à la paix, à l’unité, à la réconciliation. Entretenez le feu, continuez à enflammer nos esprits. Quelque chose de nouveau va arriver, car Dieu est présent. »
Se tenir ensemble dans la solidarité
Le révérend Dr Setri Nyomi, secrétaire général de la CMER, a rappelé que lorsqu’il a rejoint la Communion en 2000, la question de la réunification coréenne était déjà à l’ordre du jour. « Alors que le NCCK célébrait son centenaire l’année dernière, il était réconfortant de voir que cet engagement reste au premier plan de sa mission », a-t-il déclaré. « Rien ne démontre mieux l’appel à persévérer que cette quête permanente de la paix. »
Nyomi a souligné que la solidarité de la CMER avec l’Église coréenne n’est pas symbolique, mais profondément ressentie. « Chaque fois qu’une partie de la famille pleure, nous pleurons avec elle », a-t-il déclaré. « Lorsque nous avons choisi les thèmes des ateliers pour ce Conseil général, nous avons été inspirés par ce que vivent les communautés et par ce qui nous tient le plus à cœur. »
La foi en action
La révérende Charissa Suli, présidente de l’Assemblée de l’Église unifiée d’Australie, a partagé les prières et les actions de son Église en faveur de la réconciliation après plus de 80 ans de division dans la péninsule coréenne. « Que notre présence ici renforce les liens de solidarité », a-t-elle déclaré.
Alors que l’atelier se poursuit pour une deuxième journée, les participants devraient s’engager dans des conversations plus approfondies sur la responsabilité historique, la confession, la solidarité et la prière, en explorant comment les communautés religieuses peuvent devenir des agents actifs de la paix au milieu des tensions politiques et des souffrances humaines.
Partout dans le monde, de nombreuses Églises membres et partenaires de la CMER sont impliquées dans des efforts de paix et de réconciliation dans leurs propres contextes, soutenues par des financements, un accompagnement et des visites de solidarité.
La péninsule coréenne occupe une place particulière dans ce témoignage. Une partie importante de la communauté chrétienne coréenne est d’origine réformée et presbytérienne, y compris la Fédération chrétienne coréenne du Nord. Ensemble, ils font partie de la famille de la CMER, unis dans la prière, séparés par les frontières, mais liés par l’espoir.
À Chiang Mai, comme à Séoul et à Pyongyang, cet espoir continue de briller, une foi qui croit que la paix, bien que retardée, n’est pas refusée.
Traduction fournie par DeepL
