La Confession d’Accra est fondée sur la conviction théologique que les injustices économiques et écologiques de l’économie mondiale d’aujourd’hui exigent que la famille réformée réponde par la foi en l’Évangile de Jésus-Christ.

La Confession d’Accra fut adoptée par les délégués à l’Assemblée Générale de 2004 de l’Alliance réformée mondiale (ARM) à Accra, au Ghana, un organisme prédécesseur de la CMER, puis réaffirmée lors de l’Assemblée Générale d’unification de 2010 au cours de laquelle l’ARM a fusionné avec la Conseil Œcuménique Réformé pour former la CMER.

Pourquoi l’église a-t-elle besoin de la confession d’Accra?

La justice est une question de foi: la confession d’Accra déclare que les questions de justice économique et écologique ne sont pas uniquement des questions sociales, politiques et morales, mais qu’elles font partie intégrante de la foi en Jésus Christ et qu’elles affectent l’intégrité de l’église. Pour demeurer fidèles à l’alliance de Dieu, les Chrétiens et les Églises doivent prendre position contre les injustices économiques et environnementales actuelles.

L’église est solidaire des personnes qui souffrent et luttent: suivant la tradition de justice des prophètes bibliques et de Jésus dans les récits évangéliques, la confession d’Accra considère la situation mondiale actuelle en « regardant à travers les yeux de ceux qui souffrent et qui sont impuissants ». Elle appelle les Églises et la société à entendre les cris de ceux qui souffrent et à constater les blessures de la création, elle-même surexploitée et dénigrée par l’économie mondiale actuelle.

L’unité de l’Église est fondamentale: nous devons demeurer unis, même si les questions divisent le corps confessionnel. Même s’il n’y a pas de consensus absolu face aux réalités complexes de la mondialisation, la famille mondiale réformée s’attaque à la problématique de l’économie mondiale actuelle dans la confession d’Accra.

Dix ans après l’adoption de la confession d’Accra, la situation mondiale ne s’est pas améliorée. Jusqu’en 2014, la CMER a organisé une série de consultations dans le monde entier afin d’évaluer les problèmes auxquels sont actuellement confrontées les Églises membres et de s’engager à nouveau en faveur de la confession. La confession d’Accra restera toujours le document fondamental sur lequel s’appuiera la CMER pour s’attaquer aux injustices du monde actuel.